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Mes Dioramas partie:4  

 

 

                                                

 

 

    Mes Dioramas Partie: 4                        

    _______________

                                    

        - Roquefort-Lencouacq-Jourets -

                          - Landes -

         _________________________

 

                    

          La ligne de Lencouacq à Jourets et Roquefort est attachante par son caractère forestier, mais elle était surtout un chemin de fer

                     d'intérêt local, ouvert à la circulation des voyageurs. 

                     J'ai découvert cette ancienne voie ferrée, enfin ce qu'il en reste, en juillet 1989 durant mes vacances dans les Landes. Elle est située

                     à la limite du département des Landes et du Gers. Décamètre en main et appareil photo en bandoulière, j'ai essayé d'immortaliser

                     les vestiges de cette ancienne ligne ferroviaire. Au paravant, j'avais lu un court historique dans le livre d'Henri Domengie (Les petits

                     Trains de Jadis, sud-ouest de la France aux Editions du Cabri). J'avais retrouvé un autre historique plus complet cette fois dans le

                      merveilleux livre de Christian Lacombe et Lucien Chanuc " L'extraordinaire réseau ferré des Landes de Gascogne ". Je recommande

                      ce dernier livre à ceux qui ne l'auraient pas lu, car il est une vraie source d'inspiration pour la création d'un réseau, qu'il soit à voie

                      normale ou étroite.

                      D'ailleurs, n'oublions pas que les Landes et la Gironde ont été avant la première guerre mondiale, les deux départements français

                      possédant le plus fort kilométrage de voie ferrée par habitant.

                      Ce diorama a été réalisé en 1993, et exposé pour la première fois à Expomètrique en octobre 1994. Il est de dimensions modeste

                      longueur 0,45m x 0,30m de profondeur; l'infrastructure est en contreplaqué de 8mm, et utilise toujours la technique des couples.                        

                      

                                    (Jour d'affluence à Lencouacq-Bourg pour la foire à Roquefort).                                                                      (Tout le monde est là, même le chien est du voyage !).                               

               

                                                   (Le berger Landais et ses moutons sont de la fête).                                                (Le mécanicien pose fièrement au pieds de sa machine, au fond Ernest Ader sur sa draisine).

        Les bâtiments: Ceux-ci sont de constructions intégrales, à l'époque j'employais la technique du célèbre maquettiste Alain Pras

        ___________ c'est à dire le carton de 3mm de la marque 4 AS recouvert de papier de verre très fin. Les petites poutres d'angle

                sont tirées dans des baguettes de tilleul de section carrée de 2 x 2mm, le toit des deux bâtiments est un moulage en résine du toit de la

                halle de marchandises Ouest de chez Jouef, qui était, à l'époque, la seule maquette à l'échelle exacte du 1/87. Les portes, fenêtres et volets

                sont des produits vendus au détail chez MKD. La halle de marchandises est construite de la même façon: carton plus petites baguettes de tilleul

                et petites planches de la même essence... J'ai fait appel aussi aux feuilles de papier "briques" de chez Zébulon, celles-ci sont colorées avec des

               crayons de pastels, et patinées aux terres à décor.

                      

                             (Sur le quai de la halle, les tonneaux de résine attendent d'être chargés).                                                            (La priorité est aux poteaux de mines d'être embarqués).

              Le soubassement du quai de la halle est un bloc de contreplaqué de 10mm d'épaisseur, mis en forme pour la descente du quai à la ponçeuse

              électrique. Les bordures en pierres plusieurs modèles maîtres ont été réalisés dans de la mousse du carton-plume de 10mm d'épaisseur. La gravure

              des pierres ont été réalisées à la main; voulant me servir de ces modèles maîtres pour d'autres constructions en HO, j'ai confectionné plusieurs

              empreintes avec du RTV n°573. Dans ces moules j'ai coulé du Staturoc (plâtre marbre synthétique), ce qui m'a permis d'avoir ces bordures de quai.

              Elles ont été collées autour du bloc de contreplaqué, puis peintes à l'aquarelle et patinées aux terres à décor. Le dessus du quai et l'intérieur de la

              halle ont été floqués de sable très fin des Landes provenant des dunes de Biscarrosse-Plage; ce sable a été teinté aux terres à décor.

                               

       Le décor et la végétation: Pour le décor du diorama et la ballastage de la voie, j'ai utilisé le même sable; pour la végétation,

       ____________________  j'ai essayé d'observer la flore qui se trouve dans ce département. Les pins maritimes ont été

              confectionnés dans des baguettes de brande (grande bruyère Landaise qui pousse en forêt et peut avoir une hauteur de 4,00m et différentes

              grosseures de troncs). Celle-ci a été peinte à la gouache terre de Sienne, puis la patine aux terres à décor; la ramure est faite avec des petits morçeaux

              de ouate synthétique peinte en vert foncé, et tamisé de flocage poil de 1mm de couleur vert chiné pour représenter les aiguilles de pin.

              Pour l'herbe, j'ai employé de la filasse de plombier teintée avec des teintures pour tissus.

              La voie est de la Peco en HOe malheureusement au code 80, il est bien dommage aujourd'hui de ne pas pouvoir avoir à cette échelle une voie étroite

             avec un profilé au code 55 qui serai plus à l'échelle que du code 80.

                             

       Le matériels:  La locomotive est une petite 020T de chez Egger-Bahn en HOe superdétaillée avec des accessoires de chez Weinert, les voitures

       __________   de voyageurs ainsi que les wagons de marchandises sont aussi de chez Egger-Bahn repeint et superdétaillés.       

                   (Voir, Voie-Libre n° 1, 3, 4, et 5, et la Gazette du GEMME n° 14 & 15 avril & juillet 1994).     

       ________________________________________________________________

       Une petite page d'histoire:  Cette courte ligne de 12 km est concédée en 1906 à un riche négociant en bois Monsieur Ernest Ader

       _____________________ de Bayonne, pour desservir le bourg de Lencouacq et faciliter le transport des bois de la forêt landaise

              qu'elle traverse. " La Compagnie Des Chemins De Fer Economiques Forestiers Des Landes" ( S.E.F.L ) est immédiatement constituée et ouvre la ligne au

              trafic l'année suivante en 1907.

                                    

                                                                     (Station de Lencouacq-Bourg).                                                                                                 (La troisième machine plus basse sur la voie et d'un gabarit plus large).

              Le trafic de cette ligne restera modeste. Les résultats financiers seront presque toujours déficitaires et la ligne va subsister jusqu'en 1934.

              Lors de la construction, on avait adopté pour l'écartement de 0,75m inusité en France. Les autres forestiers de la Gironde et des Landes utiliserons

              l'écartement de 0,70m qui sera recalé entre les deux guerres à 0,60m. Pourquoi cet écartement de 75cm ?

              On a beaucoup théorisé sur le choix de cet écartement; Ader s'en est expliqué à l'époque: -" Cette dimension a été adoptée un peu par raison d'économie,

               mais surtout pour bien adapter le chemin de fer à l'exploitation forestière pour laquelle il est principalement établi. Cette exploitation, faite rationnellement,

              comporte l'emploi de voies mobiles pour transporter les bois des lieux de production à la voie fixe. Or, pour être facilement maniable, ces voies ne doivent

              pas être d'un écartement supérieur à 75 centimètres".

              Il semble aussi que se choix ait été dicté dans un souci d'utilisation de matériel d'origine allemande acquit d'occasion.

              Le rail employé est de type Vignole d'un poids de 12kg au mètre posé sur des traverses en pin sulfaté. La voie repose sur un ballast de "bon sable des Landes"

              qu'il recouvre entièrement d'ailleurs. Le profil en long de la ligne suit le terrain assez plat, les rampes ne dépassant pas les 25mm/m, les courbes avaient

              un rayon toujours supérieur à 50m.

                            

                                                                    (La station de Roquefort en 1910).                                                                                                                                      (La même photographier en 1989).

                                                                                                                              

   ( Le plan géographique de la ligne en voie de 0,75m, et en pointillé une ligne forestière en voie de 0,60m).                                          (Horaire Août 1914 des trains de la SEFL).                                   

                                                                                   

                                                     (Plaque du constructeur fixée sur les machines).                                                                                                     (Horaire de 1920, des trains de la SEFL).

        Les bâtiments: Quant a ceux-ci, ils avaient été réduits au strict minimum. A Roquefort et à Lencouacq-Bourg, on avait construit une gare de

        ___________  voyageurs de dimensions très modestes et sans étage, en brique et bois (voir photos et dessins) avec un peu plus loin une halle

                à marchandises entièrement en bois et briques, sur un quai haut. La halte d'Arue et le terminus de Jourets ne possédaient qu'un abri voyageurs avec un

                W.C attenant. Une remise en bois sur un soubassement en briques pour deux machines au terminus de Jourets avec une fosse de visite, un petit parc à

                charbon et une grue à eau constituaient les installations fixes de la traction. Ah ! J'oubliais: il y avait aussi à Jourets un pont tournant d'un diamètre de 2,70m

                supporté par une cuve en maçonnerie et béton. Malheureusement, je n'ai pu en prendre des photos car il était enfoui sous des ronces et un taillis.

                                           

                                                    (Lencouacq-Bourg photographier en 1989.. telle que l'on pouvait la voir, les voies et le train en moins, la végétation en plus. La halle aux marchandises).

                                                          

                                                               (Photo de la halle côté quai).                                                                                                                                               (Gros plan sur l'une des portes de la halle).

                                                           

                         (Remise aux machines du terminus de Jourets, photo prise côté de la ligne).                                                                                           (Remise face avant, la niche et le chien en plus).

                                                            

                           (Vestige de la halte du terminus de Jourets, un habitant des lieux m'a appris que le quai aux marchandises avait été détruit, et qu'il avait été le repaire de tous les serpents du coin).

                                                               

                                                                

                                                                                                                                                                                                                                                                        (L'arrière de la halte du terminus de Jourets).

                                                            

                                                         

                                                          

      Le trafic: De la ligne était constitué essentiellement par les produits de la forêt: poteaux de mines, poteaux télégraphiques, bois de charpente, bois

      _______ de caisserie, bois de chauffage pour les fours des boulangers de Paris, charbon de bois, résine et traverses de chemin de fer pour la

            Compagnie du Midi, très grosse consommatrice des traverses en pin pour ses lignes.

            Le chemin de fer Roquefort-Jourets-Lencouacq desservait trois embranchements particuliers: une carrière de pierre sur la commune de Roquefort, une scierie

            à Arue et une usine de transformation des produits de la forêt (résine, charbon de bois, etc...) à Lencouacq-Bourg.

      Le matériel roulant:  Deux locomotives à vapeur de type 020T d'un poids à vide de 7t de la firme allemande Orenstein & Koppel constituaient

      _______________  le parc à l'origine. Elles furent munies d'une cheminée tronconique avec réservoir à escarbilles. Livrées neuves par la

            firme en 1906, elles portaient les numéros 2195 et 2196. Une troisième unité, également à deux essieux mais d'un modèle différent, semble avoir été

            achetée d'occasion. Etait-ce celle qui a servi à la construction de la ligne ? Le gabarit en largeur du matériel roulant était de deux mètres, mais un rapport

            signale 2,20m pour une des locomotives: il faut supposer qu'il s'agit de la troisième, plus basse sur la voie (Voir photo).

            Deux voitures à voyageurs à deux essieux de 30 places avec compartiment fourgon suffisaient pour assurer les trains dans chaque sens en temps normale.

            Les jours de surcharge (lors des foires à Roquefort), la compagnie était autorisée à transformer ses couverts et même ses wagons plats en voitures à

            voyageurs, très rudimentaires...

            Le réseau disposait d'un parc marchandise de 16 wagons à deux essieux d'une charge utile de 5,6t. Ils appartiennent aux types classiques des chemins de fer

            d'intérêt local: couverts, tombereaux, et plats.

                                                                                                  

               Comme l'indique ce tableau la fermeture provisoire aux voyageurs est survenue le 02/02/1929, et la fermeture définitive voyageurs et marchandises

               le 07/05/1934. Pendant la deuxième guerre mondiale, les allemands ouvriront la ligne pour faire fonctioner la papeterie de Roquefort pour leurs besoins

               personnels; à la fin des hostilités ils détruirons aussi une grande partie des archives relatives à cette ligne.

                                                                  

                                                                                                                                                (Fin de la partie: 4)

                                                                                                                                                                                                

 

                                                                             

                             

 

                                                  

                                                                                    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                  

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