|
Mes Dioramas: 1er partie.
________________
_____________________________________________________________________
L'arrêt de LANGLEDURE (Creuse), Ancienne ligne du P.O St Sébastien-Guéret.
_______________________________________________________________
Diorama réalisé en 1975 à l'échelle du 1/87 de type modulaire, infrastructure en contreplaqué de 5mm en utilisant la technique des couples. Longueur 1.00m x 0,50m,
voie Peco au mètre en code 100. ( La voie anglaise de la marque S.M.P au code 75 en double-champignon sortie quelques années après, aurait été mieux à sa place
sur ce diorama ).

( La tranchée où se ruinèrent les frères Allary ).
Cette halte était située dans une courbe de 300m de rayon, au point kilométrique de 349km et à une altitude de 361,00m. Ce passage à niveau portait le n°235,
et possèdait des barrières ouvrantes en fer de 4,00m. Un treuil de manoeuvre avait été installé, pour commander les barrières levantes du P.N avant n°234.
L'arrêt de Langledure possèdait un quai pour les voyageurs de 50,00m de long sur 5,00m de large. Cet arrêt avait été instauré par un pontif de la compagnie
d'Orléans, qui avait une propriété dans le petit village de Langledure. Cet arrêt n'avait pas eu lieu d'exister, puisque la station de St Sulpice le Dunois et la station
suivante Bussière-Dunoise sont distante que de 6 km. Petite anecdote au passage, les habitants du petit village de Montléger qui étaient plus éloignés de la station
de Bussière-Dunoise et de l'arrêt de St Sulpice-Anzème demandèrent que soit instauré une halte dans leur village; ceux-ci n'eurent jamais satisfaction.

(Situation géographique de l'arrêt de Langledure).
Le P.N a été construit en carton de 3mm d'épaisseur, puis recouvert de papier de verre fin selon la technique du modéliste Alain Pras. Le toit est aussi en carton de 1mm
d'épaisseur recouvert de papier de verre de carrossier extra-fin pour reproduire les ardoises. Le quai est en contreplaqué de 8mm recouvert de plâtre gravé à la main, pour
la reproduction des pierres, le dessus de celui-ci a été floqué de sable fin légèrement coloré à la terre à décor. Les poteaux télégraphiques sont tirés de petites baguettes de
peuplier, les supports d'isolateurs sont formés dans de la corde à piano, les isolateurs sont de la petite gaine de fils électrique peinte avec de l'émail à froid blanc de chez
Lefranc-Bourgeois.

(Emplacement du P.N de Langledure).

Les barrières du P.N ont été réalisées en profilés de plastique et laiton; les clotures de châtaignier sont taillées dans des petites planchettes de tilleul collées sur du fil à coudre
tendu sur une planche. La végétation provient du commerce, où trouvée dans la nature.
Une petite page d'histoire:
_____________________
La ligne de St Sébastien-Guéret a été construite en 1883 et ouverte au public le 16 août 1886 après quatre années de travaux. Longue de 45km elle fut réalisée en vue de mettre
la préfecture de la Creuse (Guéret) en ligne direct sur la ligne impériale Paris-Toulouse. Un arrêté du 18 octobre 1881 désigne les territoires traversés; il s'agissait des communes
de St-Sébastien, la Chappelle-Balouë, Lafat, Maison-Feyne, Dun-Le-Palleteau (maintenant Dun-Le-Palestel), St-Sulpice-Le-Dunois, Bussière-Dunoise, Anzême, St-Sulpice-Le-
Guérétois, et Guéret.
Au cours des terrassements entre Langledure et St-Sulpice-Le-Dunois, les entrepreneurs eurent la surprise de trouver une roche de granit bleu excessivement dure alors
que les sondages préliminaires, sans doute insuffisants, avaient laissé croire à du tuf. Il fallut utiliser massivement la mine; l'avancement des travaux s'en trouva fortement
ralenti et les coûts si largement dépassés que les frères Allary, entrepreneurs-adjudicataires, se ruinèrent sur ce chantier.
Les voyageurs désireux de rallier St-Sébastien depuis Guéret purent donc le faire par le train pendant 54 ans, jusqu'au 27 juin 1940, date à laquelle la ligne fut fermée au
trafic voyageurs.
Quant au trafic de marchandises, il continua d'être assuré quotidiennement par un train dans chaque sens. Les wagons de chaux, de paille, de charbon, d'engrais et les foudres
de vin, constituaient l'essentiel des arrivages.
Les bouchers de Bussière-Dunoise, comme ceux des localités non desservies par la ligne, telles St-Vaury et la Celle-Dunoise, expédiaient les viandes vers les halles de Paris.
Partaient aussi par le train quelques colis d'oeufs, de beurres et de fromages, mais surtout de nombreux wagons de pommes de terre. La gare de Bussière-Dunoise était, après
la guerre de 1914-1918, un des centres d'expédition de pommes de terre les plus important de France.
Le trafic marchandise se prolongea 12 années après la fermeture de la ligne au trafic voyageurs pour cesser, à son tour, le 18 mars 1952. La ligne fut déclassée le 12 novembre
1954 et déposée à partir du 16 août 1955 puis remise aux domaines ( décision faisant l'objet d'un P.V. en date du 11 mars 1958 ).
L'idée des concepteurs de ce chemin de fer secondaire était de relier Guéret à Paris par une ligne directe, en se raccordant à St-Sébastien, à l'artère Nord-Sud Paris-Toulouse.
Il semble bien que le destin initial de cette liaison ferroviaire fut détourné en raison du manque de détermination et de volonté du chef-lieu du département. La Creuse s'est ainsi
privée d'un moyen efficace de prospérité qu'aurait pu lui apporter cette relation directe, si elle n'était pas restée d'un intérêt purement local.
C.KOBDEN.

(Station de Bussière-Dunoise, l'embarquement des pommes de terre).

(Station de Bussière-Dunoise, les paniers à volailles sur le quai).

(Station de St-Sulpice-Anzème).

(Station de St-Sébastien ou se raccordait la ligne de Guéret sur l'artère Paris-Limoges via Toulouse).
FIN DE LA PARTIE 1
________________
|