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Mes Dioramas: Partie 3
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-Voie industrielle de 0,70m abandonnée-
-en Seine-et-Marne-
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J'ai voulu évoquer une voie industrielle à l'écartement de 0,70m qui aurait pu se situer dans le nord-est de la Seine-et-Marne. D'inspiration libre,
mais restant plausible, car dans cette région la voie de 0,60m n'a pas régnée sans partage. L'écartement choisi de 16,5mm, a permis d'utiliser de
la voie et des châssis du commerce.
Infrastructure et Voie: Ce diorama réalisé en 1992 aux dimensions modestes (53 x31cm) est réalisé à partir d'une infrastructure en
__________________ contreplaqué de 10mm qui utilise la technique des couples et qui permet ainsi de bien intégrer la plate-forme
de la voie et celle de la route et chemin dans le relief du terrain à reproduire. Celui-ci est ainsi auto-porteur; par-contre, il est conseillé de dessiné
un plan très précis, et quelquefois une pré-maquette en carton est nécessaire (à réaliser au I/10) pour avoir une vue précise de l'effet de masse.

L'infrastructure est recouverte de papier cellulosique imprégné de colle à bois diluée à l'eau et quelques gouttes de produit à vaisselle en guise
d'agent mouillant. Des rochers, confectionnés dans du Staturoc (produit Rougié & Plé) à l'aide de plusieurs moules en latex, ont été placés aux
endroits définis à l'avance. Cette méthode de moulage permet d'obtenir des roches et autres décors en concervant un devis de poids raison-
nable. Enfin, pour la finition du gros oeuvre, j'ai enduit la structure d'une faible épaisseur de plâtre (maintenant j'utilise la pâte à papier, plus
propre et surtout moins fragile et bien plus léger). L'ensemble a été ensuite peint à l'aquarelle, et patiné à l'aide de terre à décor.

La voie ferrée sur ce diorama est de provenance de la marque anglaise SMP au code 75 retravaillée au niveau des traverses.
La végétation: J'essaie de me rapprocher de la nature en utilisant ses produits: les fougères sont de petits brins de mousse peint au pistolet,
___________ les genêts en fleur de l'armoise de Llod (Artémisia Lloyd), trouvée sur les dunes dans le département des Landes. La couleur
verte est naturelle, les fleurs sont des touches de gouache jaune. Les ronces sont de la laine d'acier très fine, peinte en vert olive, puis saupoudrée
de persil déshydraté (Ducros), de même que les feuilles des arbres. Le feuillage de ceux-ci n'est pas très fourni, car ce diorama se situe au début du
printemps. Le flocage du sol par endroit a été réalisé en mousse de polyester teintée avec de la teinture pour tissus (marque Idéal), puis finement
broyée. Ces teintures étant "mixibles" entre elles, on peut ainsi se constituer un stock important de flocages de différentes teintes.

Le matériel roulant: Les châssis des wagons de marque Peco en Oe (réf: OR41) sont en plastique, les entraxes des boites d'essieux ont été
_______________ rapprochés pour être à l'échelle des wagons type Decauville. Les caisses de ceux-ci sont réalisées à l'aide de petites
planches de tilleul, elles sont regravées à la fine pointe à tracer pour faire ressortir les veines du bois, et tailladées au cutter pour imiter les planches
abîmées.

La caisse est peinte à l'aquarelle et patinée aux crayons de pastels et aux terres à décor. Les renforts de caisse et les cornières sont en laiton fraisé.
Les rivets sont gravés au perchlorure de fer; il est nécessaire de protéger les parties qui ne doivent pas être attaquées par un vernis Lefranc-Bourgeois
(vernis noir fluide pour retouche, marque Durozier, réf: 3021).
La toiture du fourgon est de la véritable toile goudronnée, d'épaisseur 0,6mm, trouvée chez un relieur. La bâche du tombereau est un mouchoir en papier
travaillé à la colle à bois diluée à l'eau, puis peinte à l'huile (Winsor & Newton) ainsi que les trois figurines des marques Phoenix et Omen.
( voir RMF n° 416 octobre 1999 ).

(Fin de la partie: 3)
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